Sommes-nous moins solidaires et moins généreux que nos pays voisins ? Les études statistiques semblent dire que non car 80% de la population se déclare ouvertement en faveur du don d’organes.
Il y a l’attitude de la population face au don mais plus problématique est celle du corps médical, enfin de certains membres du corps médical qui ouvertement ou en coulisse refusent l’idée même du don d’organes ou en combattent l’idée. Que faire alors avec une loi qui laisse la totale liberté à tous les acteurs dans un sujet aussi difficile ? La liberté de penser est individuelle et inaliénable mais lorsque l’on exerce des responsabilités, est-il juste que l’ensemble de ses collaborateurs soient obligés d’épouser les mêmes idées? Et s’ils décident de ne pas participer à cet effort de don, peuvent-ils alors réclamer de pouvoir recevoir les organes prélevés ailleurs sans contrepartie ? Eh bien oui ! La loi le permet sans problème. On peut se servir chez les voisins et ne rien donner !
Enfin, il y a la situation des frontaliers qui, selon les accords bilatéraux, ont le choix de leur affiliation maladie en Suisse ou en France et qui, affiliés au régime LAMal suisse, se voient exclu d’un seul et unique soin en Suisse : la transplantation.
Dans certains cantons (Bâle, Genève, Tessin) compte tenu de la situation du logement dans ces cantons et du nombre d’emploi créés chaque année, il y a une réelle difficulté de trouver un logement et que certains résidents suisses doivent parfois faire le choix de résider en zone frontalière. Ils travaillent donc en Suisse, sont suivis sur le plan médical depuis des années en Suisse, paient leurs impôts en Suisse, votent sur le plan cantonal et fédéral en Suisse, bref ont tout du citoyen sauf celui d’être mis en liste et traités de la même manière qu’un résident. En fait, la loi leur conseille d’aller se faire soigner… à l’étranger !
Pourtant plusieurs « frontaliers » ont été donneurs d’organes en Suisse en 2009 et plusieurs dizaines de malades ont été transplantés avec ces dons. De plus, en cas de situation de malades en super urgence en Suisse, il est fréquemment fait appel aux pays voisins pour trouver l’organe nécessaire à la survie du résident suisse. En 2009, 24 organes nous ont été offerts par nos voisins alors que nous en avons offert neuf en contrepartie.
Enfin, nous savons que le consentement présumé qui prévaut dans la majeure partie des pays européens serait en mesure d’augmenter significativement le nombre de donneurs. Enfin, en révisant la loi, il faudrait que les parlementaires se penchent sérieusement sur cette solution.
On ne peut pas seulement recevoir, il faut aussi savoir donner et la loi doit nous encourager.
Ces diverses lacunes, cette absence d’incitation de donner entraîne immanquablement une cruelle pénurie d’organes les malades en liste d’attente et, si rien n’est modifié, une mise en danger du système et une mortalité accrue en liste d’attente est malheureusement à prévoir.
Alors aidez-nous à sauver des vies en signant la pétition pour réviser la loi, instaurer une équité entre cantons et permettre enfin la promotion du don d’organes en Suisse.
Prévu par l'article 33 de la Constitution fédérale, le droit de pétition garantit à chacun la faculté d'adresser aux autorités des requêtes, des propositions, des critiques ou des réclamations, sans avoir à craindre un quelconque préjudice en retour. Le droit de pétition n'est soumis à aucune condition de forme et peut être exercé aussi bien par les Suisses que les étrangers, par les personnes physiques et morales, ainsi que par les mineurs. Proche parent de la liberté d'expression et des droits politiques, il crée pour l'autorité destinataire l'obligation de prendre connaissance de la pétition, sans que celle-ci soit toutefois obligée de lui donner suite. Quand bien même il ne déploie pas les effets contraignants propres à une initiative populaire ou à une demande de référendum, le droit de pétition permet aux justiciables d'exercer une certaine influence sur la prise de décisions par les organes de l'État.
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